Le blog des progressistes

Défendons l'hôpital public

PARAY-le-MONIAL :

Fermeture de la cardio et après ?

Suite au départ à la retraite du chef de service de cardiologie du CH de Paray le Monial ; le service a été mis en sommeil selon les dire de la direction. Résultat : 15 lits de ce service ont été physiquement supprimés avec les chambres fermées ; les personnels titulaires de leurs postes ont été reclassés dans d'autres services du CH mais parallèlement 26 salariés en contrat à durée déterminé (CDD) ont été licenciés depuis le début de l'année 2015.

Comment en est on arrivé là ?

Le départ à la retraite du chef de service n'est pas une surprise et était bien évidemment prévisible et il est totalement illusoire de faire croire que le recrutement d'un nouveau chef de service permettrait de rouvrir ce service tel qu'il était avant ; au mieux ce serait une annexe de la cardiologie du Centre Hospitalier de MACON avec des compétences très limités. En fait ; la situation budgétaire fortement dégradée de l'établissement et de longues durées. Moyennes de séjours de ce service qui n'étaient plus dans les critères d'équilibre financier ont scellé son sort !

Une gestion contestable !

Alors qu'en 2013, les effectifs des personnels non médicaux avaient été réduit de 30 postes; en 2014 en revanche il avait augmenté de 60 postes, sous prétexte de mise en oeuvre du groupement de coopération sanitaire (GCS) du Charolais-Brionnais et maintenant en 2015 c'est déjà une trentaine de postes supprimés dans l'urgence; une politique du yo-yo incompréhensible qui est de la seule responsabilité de la gouvernance du Centre Hospitalier. Plus grave, 15 lits sont aujourd'hui supprimés et l'on manque de lits pour prendre en charge les malades qui se retrouvent couchés dans les salles de bains, les couloirs ou empilés en surnombre dans les chambres (ex: 2 malades dans une chambre à un lits) et la récente épidémie de grippe n'a fait qu'accentuer cette situation de tension.

Sortir de la logique d'austérité !

Aujourd'hui avec le vieillissement de la population et la hausse des affections chroniques, les besoins de santé de la population pris en charge par un hôpital comme le notre sont largement supérieur au financement de l'assurance maladie (ONDAM) limité à 2,1% d'augmentation en 2015 d'où la situation déficitaire. La CGT ne peut accepter et valider les conséquences de cette logique comptable austéritaire car c'est bien la fermeture de services et de suppressions de postes qui sont à l'ordre du jour avec une population vieillissante et paupérisée qui a de moins en moins accès aux soins indispensables.

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article