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PRENDRE UNE AUTRE VOIE !

70 % des Français jugent nécessaire de réduire l’influence de la finance

70 % des Français jugent nécessaire de réduire l’influence de la finance

La pandémie passe le monde au révélateur. Le résultat est sans appel : il faut tout changer. Mais les progressistes ne sont pas seuls à le penser... La lutte s’engage. Des voies de transformation s’ouvrent. Saisissons-les.

C’est le président de la République lui-même qui à son corps défendant a ouvert la voie à la recherche d’alternatives en parlant de « jour d’après ». « Le jour d’après, quand nous aurons gagné, ne sera pas un retour au jour d’avant », a-t-il dit le 16 mars.

Le 13 avril, la Révolution française et le Conseil national de la Résistance étaient carrément convoqués. Sans être dupes de la manipulation, ses premiers actes contredisants ses paroles, sa posture est en partie dictée par les faits la déferlante planétaire du Covid-19 a agi comme un révélateur des injustices et des failles d’un système économique planétaire à bout de souffle.

« L’économie mondiale était dans un état de vulnérabilité qui rendait une crise prévisible », souligne l’économiste communiste Denis Durand. La crise sanitaire a également mis au jour « une organisation mondiale de la production dictée par les multinationales et non par les besoins des populations ».

L’incapacité de pays, qui se croyaient souverains, de se fournir en médicaments, masques, respirateurs en est la cruelle illustration.

La coopération internationale en souffrance, les difficultés de l’OMS à être écoutée et la quasi-absence de l’ONU au profit des intérêts nationaux, dessinent un monde éclaté.

L’état dans lequel se trouve l’hôpital public en Europe, où les lits ont été supprimés par centaines de milliers, incapables de répondre à la crise, est un révélateur.

Enfin la reconnaissance du rôle essentiel de travailleurs jusque-là méprisés et en première ligne de la précarité en est un autre. Les syndicats appellent à prendre des mesures d’urgence pour les travailleurs et leur emploi, menacés par millions. L’OIT parle de quelque 200 millions d’emplois menacés et aux états-Unis, 22 millions de personnes ont été mises au chômage en un mois ! Mise à nu d’un système inique.

« Pour la survie de cette planète et celle de notre espèce, on est sommés de trouver au plus vite comment se débarrasser du capitalisme et de sa fermentation néolibérale… », nous dit le philosophe Patrick Chamoiseau.

Réduire le pouvoir de la finance : 70 % de oui

Les dégâts sont trop graves et trop visibles pour que l’on continue comme avant. Si l’on en croit une étude ViaVoice, beaucoup de dogmes libéraux ont volé en éclats : 69 % des Français jugent entre autres nécessaire de « le productivisme et la recherche perpétuelle de rentabilité », et 70 % de « réduire l’influence de la finance et des actionnaires sur la vie des entreprises ».

Ils considèrent comme « biens communs indispensables à tous » qu’il sera interdit de « fragiliser à l’avenir » : les hôpitaux publics, la Sécurité sociale, l’eau, l’air, la biodiversité et l’éducation nationale.

« Il faut donc rompre avec les logiques d’austérité et de rentabilité financière, et préparer dès maintenant un nouveau modèle économique, social, écologique. L’idéal communiste est plus que jamais d’actualité », soutien Fabien Roussel, secrétaire national du PCF.

Même dans le camp libéral, on se pose des questions. Le très orthodoxe « Financial Times » a appelé dans un édito, le 4 avril dernier, à des « réformes radicales » qui seront « nécessaires afin que la société fonctionne pour tous ».

Il est cependant évident qu’un nouveau monde n’adviendra pas naturellement sur les cendres de l’ancien.

« La crise dans une société suscite deux processus contradictoires. Le premier stimule l’imagination et la créativité dans la recherche de solutions nouvelles. Le second est soit la recherche du retour à une stabilité passée, soit l’adhésion à un salut providentiel », analyse Edgar Morin.

Le pouvoir sait l’instabilité dans laquelle nous sommes. « Je sais par expérience que chaque crise sanitaire comporte un risque de crise politique et sociale », a déclaré Jean-François Delfraissy, l’immunologue français qui dirige le comité scientifique qui conseille Emmanuel Macron.

Réacs et « stratégie du choc »

Les libéraux ne doutent pas tous : le communicant Philippe Manière voit dans le jour d’après « une lubie » alors que la crise révélerait « bien plus l’impréparation du public que l’inefficacité du marché ou la mauvaiseté du capital ».

Au-delà des idées, l’attitude du gouvernement, sous pression des financiers, ignore déjà les enjeux sociaux et écologiques. En s’octroyant des pouvoirs exorbitants pour gérer la crise, il montre les dangers qui planent sur la démoratie d’après.

Malgré l’aspiration à peser, 44 % des Français se disent d’ailleurs favorables à ce que l’efficacité l’emporte sur la démocratie… Le RN espère faire son miel de cette demande d’ordre.

Côté Medef, « il faudra bien se poser la question tôt ou tard du temps de travail, des jours fériés et des congés payés pour accompagner la reprise et faciliter, en travaillant un peu plus, la création de croissance supplémentaire », a lancé son président, comme une preuve que la stratégie du choc a de beaux jours devant elle et que la lutte des classes est bien vivante.

C’est dès maintenant qu’elle doit se mener pour prendre un autre chemin.

 

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L'argent de la BCE pour la santé, pas pour le capital

https://www.pcf71.fr/actions/373-leargent-de-la-bce-pour-la-sante-pas-pour-le-capital

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