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ITALIE : RENATIONALISATION DES AUTOROUTES !

La famille Benetton évincée des autoroutes italiennes

Deux ans après l’effondrement du pont Morandi à Gênes, l’Etat et la société Atlantia, détentrice de 88 % des actions d’ASPI et elle-même contrôlée par la holding patrimoniale de la famille Benetton, sont parvenus à un compromis.

Le conflit durait depuis des mois, et il s’est dénoué en quelques minutes, mercredi 15 juillet, au terme d’une longue nuit de tractations, émaillée de coups d’éclat et de menaces de ruptures. A 5 heures 30 du matin, le président du conseil, Giuseppe Conte, et ses principaux ministres, réunis, depuis mardi 14 juillet, au palais Chigi, en conseil des ministres, ont donné leur accord à la dernière proposition formulée, quelques heures plus tôt, par les représentants d’Autostrade per l’Italia (ASPI) : la famille Benetton va progressivement se retirer du capital de la société autoroutière, afin d’éviter une révocation pure et simple de ses concessions.

Moins de deux ans après l’effondrement du pont Morandi de Gênes, le 14 août 2018, qui avait fait 43 morts, et alors que les travaux de reconstruction se sont achevés en un temps record (l’inauguration de la nouvelle structure, projetée par l’architecte Renzo Piano, devrait se tenir le 1er août), l’Etat et la société Atlantia, détentrice de 88 % des actions d’ASPI et elle-même contrôlée par la holding patrimoniale de la famille Benetton, sont donc parvenus à un compromis.

Lire aussi  Deux ans après l’effondrement d’un viaduc, Gênes pose le dernier tronçon de son nouveau pont

La situation semblait complètement bloquée jusqu’au milieu de la nuit, les positions des deux parties semblant difficilement conciliables. Ces derniers jours, la famille Benetton avait laissé entendre qu’elle était prête à céder le contrôle d’ASPI, tout en y conservant une part minoritaire importante. Cette proposition avait été favorablement accueillie par le Parti démocrate (PD, centre gauche), mais elle était jugée inacceptable par l’autre composante du gouvernement, le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), tenante, depuis deux ans, d’une révocation de la concession, en raison des divers manquements en termes de maintenance, qui ont été mis en lumière à la suite de la catastrophe.

 

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