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HOMMAGE A SAMUEL PATY :

Un acte révoltant, d'une barbarie sans nom, s'est produit vendredi dernier à Conflans-Sainte-Honorine :

Samuel Paty a été assassiné devant le collège où il enseignait l’histoire et la géographie.

Le meurtre a été commis au nom de la religion.

Un tel acte nous ramène loin en arrière dans notre histoire, du temps où, au nom du christ, on torturait, on brûlait les hérétiques sur des bûchers. 

On croyait ces temps révolus.

La loi de 1905, instaurant la laïcité,  devait apporter la paix civile dans notre pays et faire de la France le seul état d'Europe où chacun citoyen, ayant les mêmes droits,  était libre de croire ou de ne pas croire. La religion devenait une affaire privée. Certes, ce ne fut pas sans mal : dans les années 50 encore, au coeur de nos provinces, des forces obscurantistes dénonçaient l'école laïque de la République comme "l'école du Diable" et faisaient pression sur les familles pour que leurs enfants la désertent...

C'est aujourd'hui de l'histoire ancienne. Les esprits se sont apaisées. Jusqu'à ce que des Etats étrangers, maintenant dans leurs pays l'esclavage de l'esprit, viennent en France exporter leurs lois. Malheureusement, les connivences commerciales entre notre pouvoir et les leurs, altèrent la fermeté et la rigueur qui devraient être de mise.

Aujourd'hui, une foule nombreuse va pleurer un professeur ,victime des pratiques de l'intolérance.

Durant le discours de Michel Vinauger de la Fédération Syndicale Unitaire. Photo Charles-Edouard BRIDE

Ce dimanche après-midi dès 15 h à l'appel relayé par les réseaux sociaux de la section locale de la Ligue des Droits de l'Homme présidée par Germaine Lemétayer, plus d'une centaine de personnes étaient présentes devant la Tour St-Nicolas de Paray, pour manifester leur soutien à Samuel Paty, jeune professeur d'Histoire dans les Yvelines, assassiné et décapité ce vendredi après-midi par un islamiste de 18 ans. Les quatre élus de l'opposition de la gauche parodienne, Jean-Marc Nesme (maire de Paray), de nombreux autres élus du Charolais-Brionnais, mais aussi des enseignants, des citoyens, des militants ou des sympathisants communistes ou membres de la Fédération Syndicale Unitaire (FSU), sont tous venus réaffirmer, à travers de nombreux discours et un minute de silence, "leur attachement résolu aux valeurs portées par l'enseignement au sein de l'Ecole Publique ainsi que leur refus absolu de tous les amalgames qui ont déjà cours dans l'analyse de cet acte". Et Michel Vinauger, de la FSU, d'ajouter. "Rien en justifie qu'un enseignant, un journaliste, un artiste ou tout simplement un jeune assistant à un concert, perde la vie au motif qu'il incarnerait le mal occidental aux yeux des tenants d'un islamisme régressif, meurtrier et fanatique". Quant à Germaine Lemétayer, elle concluait. "Les religieux intégristes n'ont pas compris. Ce t acte est parti de la volonté de cet enseignant de montrer deux caricatures de Mahomet, en laissant toute liberté aux élèves musulmans de quitter ce cours s'ils le désiraient, afin d'organiser un débat sur la liberté d'expression. cette dernière est fondatrice de la République Française. Le blasphème est autorisé par l aloi. Tout comme le droit à la caricature des religions, des hommes politiques, de l'armée ou des fonctionnaires. En France, la libre communication des pensées et des opinions est totale et indépassable sauf en cas notamment de calomnies, de diffamations ou encore de propos racistes ou homophobes. L'Etat doit protéger ses fonctionnaires et ses enseignants qui doivent être mis hors d'atteinte des porteurs de haine de la Républiques. Les professeurs sont des éveilleurs de consciences républicaines. L'école publique gratuite, laïque et obligatoire est le vivier de la République Française. Elle doit être protégée". Plusieurs gendarmes de Paray étaient présents pour assurer la sécurité du rassemblement. Lequel s'est terminé au bout d'une vingtaine de minutes par une minute de silence en hommage à Samuel Paty.

Germaine Lemétayer, responsable de la section locale de la Ligue des Droits de l'Homme, durant son discours devant l'Hôtel-de-Ville de Paray-le-Monial. Photo Charles-Edouard BRIDE

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