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L'EUROPE VEUT IMPOSER LE LIBERALISME EN BIELORUSSIE !

Biélorussie : l'Union Européenne s'ingère pour tenter d'imposer au peuple biélorusse le néolibéralisme

Discussions au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) mardi soir, réunion exceptionnelle des chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne (UE) mercredi à la mi-journée… le dossier Biélorusse active les organismes internationaux et européens.

A l’ONU, l’Estonie et les États-Unis ont plaidé pour le « recours à une diplomatie préventive à tous les niveaux » (sic) afin d’ « éviter une escalade vers un conflit violent », alors que la Chine conteste une intervention du Conseil de sécurité car la crise est, selon elle, une « affaire intérieure qui ne pose aucune menace pour la paix et la sécurité régionales ou internationales ». Un jugement pondéré, équilibré dont devrait s'inspirer les dirigeants européens.

L’UE joue les incendiaires

À Bruxelles, Charles Michel, le président du Conseil européen, a tenté de camoufler derrière des questions démocratiques, les seules raisons de leur déchainement, des raisons géopolitiques à la frontière de la Russie au moment même où La Biélorussie et la Russie resserrent leurs coopérations économiques et la Chine construit sa route de la soie qui passe par ce pays.

Michel a dit nos raisons sont « non pas géopolitiques mais démocratiques » (les élections du 9 août ont donné 80% pour Loukachenho) pour tenter de justifier la position de l’UE, qui ne reconnaît pas cette victoire de Loukachenko mais sans aune preuve comme le néolibéralisme l'a fait en Bolivie, au Venezuela et ailleurs .

Selon le dirigeant européen, qui promet des « conséquences négatives » en cas de « détérioration ultérieure de la situation » à Minsk.

L’UE promet d’ "imposer bientôt des sanctions contre un nombre substantiel d’individus responsables des violences, de la répression" et appelle les autorités à Minsk à « dégager la voie pour une sortie de crise mettant fin à la violence, permettant une désescalade et un dialogue national inclusif ».

Pour Ursula von der Leyen tout est bon, alors elle sort son porte monnaie !

Après la menace et le chantage grossier de Charles Michel c'est Ursula von der Leyen qui sort son porte monnaie pour tenter d'acheter quelques politiques biélorusses prêts à sauter dans le wagon du capitalisme. Elle promet, elle, que la Commission va mobiliser 53 millions d’euros pour la Biélorussie : 50 millions pour le système de santé dans le cadre de la lutte contre le nouveau coronavirus, 2 millions pour le soutien aux « victimes de la répression et de la violence étatique » et un dernier million pour « les médias indépendants de la société civile » !!!

Les cibles sont bien choisies et reconnues ouvertement, ce sont celles qui aident à la déstabilisation du pays. A quand BHL et Romain Goupil sur place pour nous refaire un coup anticommuniste comme ils en ont le secret.

Riposte des autorités biélorusses

Avant même l’issue du sommet extraordinaire de l’UE, Alexandre Loukachenko réagissait, hier matin, de manière cinglante.

« Avant de nous pointer du doigt, ils devraient mettre à l’agenda de leurs réunions les gilets jaunes en France et les terribles fusillades aux États-Unis », a-t-il lancé lors d’une réunion de son conseil national de sécurité, selon des citations de l’agence de presse nationale Belta. « Je voudrais qu’ils se penchent d’abord et surtout sur les manifestations anticonfinement en Allemagne et dans d’autres pays en Europe. Ils ont de nombreux problèmes. Ils ne devraient pas pointer du doigt le Bélarus pour détourner l’attention des problèmes qui existent en France, aux États-Unis, en Allemagne… »

Le mouvement citoyen parti juste après l'élection de Loukachenko ne repose sur aucune exigence sociale ou économique, les candidats opposés au président réélu n'avait d'ailleurs aucun programme politique. Il ne ressemble pas aux révolutions de couleur habituelles qui ont eu lieu en Ukraine (2004 et 2013) ou en Géorgie (2003). « Les Biélorusses ne souhaitent pas un changement de modèle et la fin de leur relation avec la Russie... », explique une journaliste biélorusse.

Alexandre Loukachenko est clair « Le Bélarus a organisé des élections et il n’y en aura pas d’autre ». Il a également dénoncé la volonté d’imposer au pays « un gouvernement depuis l’étranger ». Une des principales interrogations porte sur l’attitude de la Russie.

Les rapports Biélorussie-Russie ne plaisent pas à l'Union Européenne

Les deux pays ont des liens économiques et stratégiques forts. Depuis 1999, un traité d’union existe entre les deux États, qui ont créé un certain nombre d’institutions supranationales : assemblée parlementaire, comité exécutif, conseil des ministres…

En 2014, les deux pays ont lancé l’Union économique eurasiatique, qui rassemble aussi l’Arménie, le Kazakhstan et le Kirghizistan et induit une coopération plus poussée que le traité d’union. L’an passé, leur commerce bilatéral avait atteint les 32 milliards d’euros. De quoi aiguiser les appétits des groupes capitalistes.

Chaque année, des discussions portent aussi sur l’établissement d’une monnaie ou de normes sociales communes et le renforcement de leur coopération militaire.

Loukachenko tient à cette relation privilégiée qui s’appuie aussi sur une culture commune (deux pays russophones). Le chef de l’État biélorusse a affirmé à Poutine que « les forces destructrices ne doivent pas porter atteinte à la coopération entre nous ».

La Russie peut fournir une assistance militaire dans le cadre du traité d’Union liant les deux pays et de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTCS), mais à ce jour Poutine n’entend pas se précipiter. Les enjeux économiques et stratégiques sont trop importants, ils sont au coeur de l'affrontement avec l'UE.

Poutine lâchera t-il ou soutiendra t-il Loucharenko ?

Les relations se sont tendues en 2019 sur la question du pétrole et du gaz. La Russie, qui subit un ralentissement économique, entend revoir progressivement les prix. Seulement, la Biélorussie, en achetant du pétrole russe de façon détaxée, peut en le raffinant le revendre en Europe. Cela lui permet d’empocher annuellement une recette de 360 millions d’euros. Ce que n'apprécient pas aussi les dirigeants européens.

Les médias russes évoquent souvent le scénario de l'Arménie en 2018. Le gouvernement en place depuis dix ans avait été évincé en l’espace de quelques semaines lors d’une « révolution de velours » menée par un ancien journaliste de 43 ans, Nikol Pachinian. Au final, la Russie avait facilité ce renouveau politique et économique en échange d’un maintien de leurs liens privilégiés.

Dans le cas de la Biélorussie, le plus important pour Poutine est le maintien des liens bilatéraux , selon un haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères.

 

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