Energies fossiles : la COP 30 ignore l'éléphant dans la pièce !

par Pcf du Charolais (71)

Le CREDA participe au projet ClimaCOP 2 et à la délégation française de la COP  30 à Belém - CREDA

La COP 30 qui s’est déroulée au Brésil était annoncée comme la COP de la vérité. C’est sur un résultat déplorable qu’elle s’est achevée : la sortie des énergies fossiles n’est même pas mentionnée dans le document final, c’est un recul pour ce que l’on croyait comme un acquis lors de la COP 28 de Dubai.

 

Pourtant le PCF, en cohérence avec les conclusions des scientifiques, juge que cette sortie des énergies fossiles est une absolue nécessité afin de respecter les accords de Paris. L’objectif d’atteinte de la neutralité carbone à horizon 2050 ne pourra pas se faire dans une économie mondiale encore biberonée au charbon, au gaz et au pétrole.

 

Les grands pays producteurs d’énergies fossiles ainsi que les grandes entreprises liées à ces énergies ont exercé un lobbying efficace au détriment de l’avenir de l’Humanité. Le capitalisme perpétue ainsi ce système en repoussant encore les coûteuses mais nécessaires dépenses pour changer de modèle économique, en préférant sécuriser et perpétuer les marges de profits de leurs actionnaires.

 

Cette COP a également mis en lumière le décalage persistant entre les nécessaires baisses d’émissions, à savoir 40% de baisse d’ici 2030 par rapport à 2010, et les promesses des États, limitées à seulement 2% ! C’est insuffisant et le monde se dirige vers un réchauffement au-delà de 2,5° ce qui serait une catastrophe globale au vue des multiples rapports du GIEC.

 

Dans un monde avec un tel réchauffement, il sera difficile de mener des politiques d’adaptation efficaces. Le PCF regrette d’ailleurs les reculs de l’Europe qui dans ses objectifs prévoit d’inclure jusqu’à 10% d'investissements hors de ses frontières délocalisant ainsi son action climatique. C’est une fuite en avant dangereuse et une façon de fuir ses responsabilités.

 

Alors que la COP 30 reste sur la promesse d’un financement à hauteur de 300 milliards de dollars par an, là où il faudrait plusieurs milliers de milliards de dollars, l’adaptation reste encore le parent pauvre de l’aide avec 120 milliards à peine. Il est urgent de révolutionner le système financier et de réorienter complètement les missions des institutions financières internationales pour être à la hauteur des montants nécessaires, comme le suggère l’ Appel de Belem lancé par des économistes et universitaires de près de 11 pays, estimant le montant des dépenses annuel nécessaire entre 4000 et 7000 milliards de dollars par an.

 

Le Giec estime à 5% du PIB mondial la part des richesses à mobiliser pour le climat : notons que c’est ce même objectif que s’est fixé l’Europe pour les dépenses militaires !

 

Contrairement aux politiques bellicistes, il est urgent de consacrer nos moyens pour le climat et non pour les bombes. La lutte pour le climat est aussi une lutte pour la paix en assurant des conditions d’existence présentes et futures pour des milliards d’être humains.

 

Le PCF avec son plan climat Empreinte2050 entend bien peser dans le débat, en promouvant des propositions pour les services publics, l’emploi, l’industrie transformant nos modes de production et de consommation pour a la fois sauver le climat et élever la qualité de vie de nos concitoyens et concitoyennes.

 

Paris, le 25 novembre 2025

Parti communiste français

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