DETTE PUBLIQUE : MACRON RESPONSABLE !

par Pcf du Charolais (71)

DETTE PUBLIQUE : MACRON RESPONSABLE !
L'échec terrible de la politique de l'offre de Macron !

On a vu que depuis quelques mois le chômage repartait à la hausse avec comme victime principales la jeunesse. Ces derniers jours, de nouvelles révélations, en 2024, le PIB par habitant français est passé sous la moyenne européenne –2 % par rapport à l’UE. Un indice tombé de 109 en 2013 à 98 aujourd’hui.

 

L’Allemagne affiche +18 %, le Danemark +30 %, la France décroche.

 

Productivité globale en berne, une désindustrialisation qui se poursuit, une charge de la dette énorme captée par les marchés financiers, un sous-investissement qui rend l'appareil productif inefficace d'autant que l'austérité impose moins d'emplois et de formations alors que la demande va grandissante tant dans le privé que dans les services publics. Une fiscalité injuste et inégalitaire, les super-riches et les entreprises paient peu d'impôt et les grandes entreprises encaissent sans conditions, chaque année 211 milliards de fonds publics. La recherche recule ! 

 

Rien ne ruissèlent ! Tel est le résultat de 11 ans de néolibéralisme mené au nom de la politique de l'offre. Macron a rempli sa mission pour le capital, il peut partir ! Ses plans de relance ont coûté cher, une fortune qui a aggravé la dette de 3500 milliards aujourd'hui. Ils nous ont fait croire au rebond, nenni ! Il est introuvable.


Nous ne sommes pas face à un simple cycle comme cela a pu se produire dans le passé avec le développement du capitalisme, mais face à un décrochage structurel, résultat des crises qui se cumulent, s'entremêlent et se nourrissent entre-elles provoquant une grave crise de civilisation : crise écologique, crise économique et sociale, crise institutionnelle, crise politique et crise morale du fait, comme le révèle l'affaire Epstein, de l'imbrication des tenants des puissances financières et des/de la politiques à leurs ordres qui ensemble, imposent un système en pleine décadence.

 

Pas de fatalité mais des choix réfléchis et assumés

 

Il n'y a aucune fatalité à cette situation, elle résulte de choix réfléchis par une caste qui détient les leviers des différents pouvoirs par lesquels le capitalisme impose son hégémonie, sa loi austéritaire. Il est devenu impératif de la combattre. Les dégâts sont déjà trop importants, nous sommes au bord de l'abîme !

 

Une issue existe, elle appelle des mesures radicales, économiques, sociales, écologiques et démocratiques. Aucun accompagnement n'est possible, s'il ne s'attaque pas aux causes des crises et à la logique terrifiante actuelle : recherche de la rentabilité financière, du maximum de profits et de concentrations. Il vivra un peu mais n'a aucune chance de mettre un coup d'arrêt au déclin du pays mais aussi du monde occidental. Tout s'aggravera donc encore.

 

Faire vivre une alternatif dans les luttes pour reconquérir une efficacité sociale et économique

 

Les luttes sont incontournables pour résister à cette caste et aux dégâts qu'elle engendre, et surtout pour porter des solutions novatrices qui répondent en urgence au développement nécessaire des forces productives en développant toutes les capacités humaines par l'emploi et la formation, en utilisant la révolution informationnelle pour maîtriser le travail, la production, les échanges et en construisant une industrie décarbonée qui utilise peu de matières et d'énergie, planifie les besoins à satisfaire, investit dans les hommes et leurs coopérations notamment avec les Services Publics en lien étroit avec les recherches fondamentale et appliquée. C'est le chemin pour reconquérir une nouvelle efficacité sociale et économique ! 

 

Cela suppose des droits et pouvoirs nouveaux d'intervention dans les gestions - de l'entreprise aux institutions -afin que les choix faits soient conformes à cette nouvelle logique de développement. Cela suppose également des financements avec une fiscalité nouvelle et juste qui s'attaque aux revenus financiers du capital, une fiscalité qui fait payer beaucoup plus les gros et moins les petits. Cela suppose également des "avances" que devrait consentir aux entreprises la banque publique et la BCE avec la constitution d'un fonds pour les services publics et l'environnement.

 

C'est donc cette rupture incontournable qui est au coeur de l'affrontement de classe aujourd'hui, entre libéralisme voire fascisme et une nouvelle civilisation par et pour l'émancipation humaine. L'enjeu en vaut la chandelle, c'est le devenir de chacun qui se joue. Notre peuple peut compter sur les communistes pour mener cette bataille pour le devenir de notre société afin qu'elle ne sombre pas !

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