SUITE DU 1er TOUR DES MUNICIPALES :

par Pcf du Charolais (71)

172 MAIRES PCF ELUS DES LE PREMIER TOUR :

Le Parti communiste français est arrivé en tête dans plus d’une centaine de communes, nombre de maires sortants étant réélus dès le premier tour, dont Fabien Roussel, le secrétaire national.

Pour ces élections municipales, le Parti communiste français s’est fixé deux enjeux majeurs. D’abord, conserver les 600 villes à direction communiste – ce qui représente 2,5 millions d’administrés et 7 000 conseillers municipaux –, puis reconquérir les villes perdues en 2020 comme Arles dans les Bouches-du-Rhône ou encore Saint-Pierre-des-Corps en Indre-et-Loire. Et, pourquoi pas, accrocher au tableau quelques nouvelles conquêtes, comme Nîmes (Gard).

À l’heure où nous écrivions ces lignes, il était possible de tirer un début de bilan de ce premier tour, sur la base des remontées des bureaux de vote dont les scrutins s’achevaient à 18 heures. Au siège du Colonel-Fabien, on revendiquait à cette heure-là 172 maires PCF élus ou réélus dès le premier tour.

Les responsables évoquaient même plus de 200 communes qui devaient maintenir un maire communiste, dès le 15 mars. C’est le cas à Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône), commune de 15 800 habitants, où l’édile sortant, Laurent Belsola, a été réélu. À Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), Joachim Moyse, à la tête de la ville depuis 2017, est arrivé en tête du scrutin. À Allonnes (Sarthe), le maire sortant, Gilles Leproust, également président de l’Association des maires ville & banlieue de France, obtient 51,4 % des suffrages, contre 48,6 % pour la liste d’opposition.

La Seine-Maritime conserve des bastions

Le PCF conserve aussi Tarnos (Landes), Le Tréport (Seine-Maritime), Dieppe (Seine-Maritime), Bourbon-l’Archambault (Allier) ou Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime). À Avion, dans le Pas-de-Calais, le maire sortant, Jean Létoquart, est, lui aussi, réélu face à ses concurrents du RN et de LFI. Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF, qui remettait en jeu son mandat de maire de Saint-Amand-les-Eaux, est élu avec 51,6 % des votes exprimés, contre 26 % pour la liste RN et 22 % pour celle divers gauche et s’épargne donc un second tour.

À Rove (Bouches-du-Rhône), Paul Sabatino a lui aussi été élu dès ce dimanche, avec 77, 92 %, face à une candidate RN. Dans les Hauts-de-Seine, Gennevilliers a reconduit Patrice Leclerc, et Bagneux, à près de 65 %, en faveur de la liste de gauche unie conduite par Hélène Cilinières. À Mitry-Mory (Seine-et-Marne), Charlotte Blandiot-Faride a obtenu 60,85 %.

 

Pierre Laurent, ancien secrétaire national du PCF et ex-directeur de la rédaction de l’Humanité, a été élu au premier tour de Saint-Martin-du-Tartre, un petit village de Saône-et-Loire de 148 habitants.

Des situations plus délicates

Dans d’autres communes, comme à Vierzon, la situation est plus délicate. La liste d’union de la gauche hors LFI emmenée par Maryvonne Roux, qui reprend le témoin de la maire sortante, Corinne Ollivier, arrive en seconde position (28,56 %), loin derrière la liste d’alliance de droite et d’extrême droite (40,95 %). En l’état, tout dépendra donc de l’attitude du Modem, emmené par Ahmed Taoussi qui peut se retirer, malgré ses 16 %, et appeler ses électeurs à faire barrage à la liste d’extrême droite.

Au Havre, le député communiste Jean-Paul Lecoq entretenait des espoirs pour les municipales. Des perspectives de victoire qui s’éloignent à l’issue de ce premier tour. Édouard Philippe, le maire sortant, arrive largement en tête avec plus de 43 % des voix, suivi de Jean-Paul Lecoq (33,54 %). Le candidat RN Franck Keller obtient, lui, 15, 43 % ; la candidate LFI, elle, ne passe pas la barre des 10 % nécessaire pour pouvoir se maintenir au second tour (4 %).

Avec une avance de voix de près de 10 points, et des réserves de voix très limitées pour son principal concurrent Jean-Paul Lecoq, l’ancien premier ministre semble bien parti pour être réélu et remporter son pari : faire de cette élection municipale une première marche vers 2027.

À Nîmes, Vincent Bouget, à la tête d’une liste d’union de la gauche (sans LFI), s’était préparé à devoir ferrailler avec le député européen RN Julien Sanchez. Les Nîmois auraient placé au coude-à-coude le candidat communiste et la tête de liste RN à 30, 5 % chacun.

Plusieurs scénarios sont possibles, certains plus favorables que d’autres. Celui d’abord du maintien des quatre listes ayant franchi le seuil des 10 %, ce qui augurait d’une possible victoire du communiste, qui jouit de plus de réserves de voix. L’autre scénario, celui d’une fusion des listes de droite et macroniste – les deux forces sont déjà alliées à l’Assemblée nationale. Dans cette hypothèse, l’arithmétique jouera encore en faveur de la tête de liste PCF, même si le résultat semble plus hypothétique.

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