Présidentielle : le PCF se lance dans la bataille de 2027

par Pcf du Charolais (71)

Présidentielle : le PCF se lance dans la bataille de 2027

La conférence nationale réunie sur le 40ème congrès propose que Fabien Roussel soit le candidat du PCF à la présidentielle de 2027 et porte le projet communiste tout au long de la campagne électorale. Les communistes voteront le 6 septembre pour confirmer ce choix ou pas. 

Le socialisme fait son retour dans le projet du Parti communiste, après trente ans d’éclipse. Les grands médias n’en diront mot. Ce n’est pourtant pas rien, tant l’histoire du PCF est liée à cette notion.

 

Le marxisme n’est-il pas l’héritier du socialisme français, de l’économie politique anglaise et de la philosophie allemande ? Certains y verront un recul qui relègue au second plan la perspective communiste, en figurant une « étape » qui a signifié, pour les sociétés qui se sont réclamées du socialisme, une mise en pause définitive du projet d’émancipation, alors que le communisme est mouvement avant d’être but, celui des peuples qui se libèrent en « abolissant l’état des choses existant », selon Marx.

 

Pour d’autres, au contraire, il s’agira d’une façon de renouer un fil longtemps rompu, et de remettre l’ouvrage sur le métier en marquant non une étape mais un jalon qui rende la visée communiste plus proche et plus accessible.

 

Au-delà des débats théoriques, le retour de cette notion dans le lexique communiste traduit un questionnement sur les moyens de résoudre les grandes crises de notre époque, bien plus que sur le bilan des pays dits du « socialisme réel ». Le dérèglement climatique planétaire et les inégalités systémiques appellent des ruptures immédiates, planifiées, coordonnées et liées entre elles par une cohérence dont se montre incapable le capitalisme. Ce projet se cherche un nom et un corpus qui permettent d’anticiper et de penser le futur proche, en ne comptant pas seulement sur l’imprévu des accélérations de l’histoire. « Socialisme ou barbarie », en somme, pour paraphraser Rosa Luxemburg.

 

Cette urgence resterait lettre morte sans traduction aux élections. Seul parti à gauche dont le souci constant du rassemblement l’a conduit par quatre fois à soutenir un candidat non issu de ses rangs à la présidentielle (en 1965, 1974, 2012 et 2017), le PCF n’est pas moins légitime qu’un autre pour incarner cette rupture et battre le RN.

 

Qu’on le regrette ou qu’on s’en réjouisse, il faut composer avec ce fait : il existe désormais dans le paysage deux candidatures distinctes à gauche pour 2027, avec Fabien Roussel et Jean-Luc Mélenchon. C’est maintenant aux autres forces de se poser la question : faut-il encore en ajouter ?

65,5% des membres présents de la conférence nationale ont voté pour la proposition de Fabien Roussel

65,5% des membres présents de la conférence nationale ont voté pour la proposition de Fabien Roussel

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article