LES CONSTRUCTEURS CHINOIS VONT ILS SAUVER LES USINES EUROPEENES !

Automobile : ouverture des usines européennes aux constructeurs chinois
Les constructeurs automobiles européens offrent les bases industrielles manquant aux constructeurs chinois,
hâtant la déferlante de ceux-ci en Europe.
*L’Américain Ford dit avoir trouvé un "sauveur"! le groupe chinois Geely ! Etablissant une coentreprise afin de
produire des véhicules électriques sur son site de Valence, en Espagne : un SUV sur base technique Geely,
modèle hériter de mécaniques développées entre Geely et… Renault.
*Geely est lié dans une coentreprise internationale Horse détenant 45% de celle-ci et codétenue par Renault
Group et Aramco, Horse est spécialisée dans le développement et la production de moteurs thermiques et
hybrides à faibles émissions,
*Le site Ford de Valence produira en outre deux SUV électriques sous la marque Geely. Début de fabrication
prévu en 2028. Créée en 1976 pour produire la petite Fiesta, l’usine Ford de Valence a une capacité de 500. 000
véhicules annuels !
*Le fondateur et toujours PDG Li Shufu a créé Geely en 1997 bâtissant un vaste empire automobile en Chine !
Reprenant Volvo Cars, également le fabricant britannique de voitures de sport Lotus, le spécialiste des taxis
londoniens LEVC et le constructeur automobile national malaisien Proton, Li Shufu est devenu en 2017
actionnaire de référence du groupe Volvo (camions et matériel de BTP) lui-même propriétaire de Renault Trcks.
Le Chinois détient également 34% de la filiale coréenne de Renault et 26% de ses activités au Brésil!
*En 2018, Geely est devenu le premier actionnaire du groupe Mercedes! L’année suivante, il annonçait la
création avec l’Allemand d’une société commune à 50-50 pour fabriquer les mini-voitures Smart du constructeur
allemand en Chine.
*Le 20 mai dernier, Stellantis annonçait ouvrir en grand son usine bretonne de Rennes à Dongfeng. Stellantis a
aussi confirmé l’ouverture de ses sites espagnols de Saragosse et Villaverde (Madrid) à un autre
Chinois : Leapmotor !
*Le 3 juin dernier, Nissan annonçait la signature d’une lettre d’intention avec Chery afin de l’accueillir sur son
site de Sunderland, outre-Manche. L'an passé, quelque 273 000 véhicules sont sortis de cette usine disposant
d'une capacité maximale de 600 000 unités. L’assemblage de modèles Chery commencera l’an prochain, se
concentrant sur l'assemblage de modèles à conduite à droite afin de desservir le marché britannique les modèles
destinés aux autres marchés européens, dont la France, proviendront d'Espagne et de l'ex-usine Nissan de
Barcelone à Zona Franca.
*Le 15 juillet, le chancelier allemand Friedrich Merz affirmait qu’il ne s’opposerait pas à la reprise d’usines
allemandes par des… constructeurs chinois ! « J'y vois une solution de dernier recours », soulignait-il lors d'une
conférence de presse. Le groupe Volkswagen a informé ses salariés de 50 000 nouvelles suppressions d'emplois
supplémentaires soit un total de 100 000 et la fermeture de quatre usines outre-Rhin. Retour de bâton, en
2020, Volkswagen lançait en Chine, à Foshan et Anting, deux unités de production dite MEB. Derrière cet
acronyme signifiant "plateforme modulaire électrique" produisant des véhicules électriques à grande échelle.
Volkswagen a engagé dès 2024 des discussions avec des constructeurs chinois. D’autres groupes chinois
préfèrent s’implanter seuls dans des usines toutes neuves :
*Fin mai, BYD a débuté sur son site de Szeged en Hongrie les premières fabrications de la mini-Dolphin
Surf et l’Atto2, dans un premier temps 150 000 véhicules par an, la capacité du site hongrois pourrait être portée
à 300 000 vers 2030.
* Début juin SAIC, propriétaire de la marque MG, suivra l’exemple de BYD s’implantant à La Corogne, dans la
région espagnole de Galice, la construction du site est prévue en 2027 et devrait devenir opérationnelle avant fin
2028 : objectif de production 120 000 véhicules par an.
*Usines de production de véhicules mais pas que ! Le premier fabricant mondial de batteries, CATL, doit
démarrer très prochainement une «Gigafactory» à Debrecen, également en Hongrie, à côté de BMW.
L’investissement atteint 7,3 milliards d’euros avec une énorme capacité et la création de 9 000 emplois !
*fin 2024 Stellantis a conclu un accord afin de créer une co-entreprise avec ce même géant CATL, pour une
usine de batteries à technologie moins chère LFP (lithium-fer-phosphate) sur un site appartenant au constructeur
franco-italo-américain à Saragosse, en Espagne. Ce site accueillera également Leapmotor. Montant de
l’investissement à 50-50: jusqu’à 4 milliards d’euros pour un début de production fin 2026.
Les constructeurs chinois détiennent au premier semestre 11% du marché européen (Volvo Cars compris) contre
7,5% un auparavant ! BYD a carrément vu ses immatriculations européennes s’envoler de 145% en un an, Chery
de 305%, Leapmotor de 558 ! Un vrai rouleau compresseur, les constructeurs européens servant eux-mêmes de
Cheval de Troie pour les marques chinoises. Bruxelles leur ouvrant en grand les portes avec sa politique
d’interdiction des véhicules non électriques à horizon 2035. Les constructeurs chinois ne pouvaient rêver de
pareil boulevard! Les investissements directs étrangers de la Chine en Europe ont atteint 16,8 milliards d'euros,
dont près de la moitié est liée aux voitures électriques et aux batteries.
La Chine est devenue un acteur majeur du système capitaliste international. Elle est la deuxième économie
mondiale, le deuxième budget militaire au monde cessant d’être un simple récepteur de capitaux et
d’investissements étrangers directs devenant une nation aux les monopoles étatiques et privés sont en
concurrence dans la lutte au sein du système impérialiste pour la conquête des marchés
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