BONNE NOUVELLE : LA LIGNE NE FERMERA PAS EN 2027 !
Quelles avancées avez-vous obtenues ? Il a fallu une bonne dose de persuasion pour obtenir une rallonge budgétaire de l’État ?
« Dans la Nièvre, le maintien du fret sur Clamecy et Corbigny, et en Saône-et-Loire, un accord sur la desserte Paray-le-Monial/Gilly-sur-Loire. J’ai eu l’oreille de deux interlocuteurs, le président de la SNCF, Jean Castex, qui a manifesté au début de l’été de la compréhension pour mes demandes, et la préfète de région qui a été à la manœuvre pour que l’on puisse trouver un accord. J’ai fait du ferroviaire un sujet majeur de ma présidence depuis mon élection en 2025. Le premier acte a été d’engager des crédits sur la ligne des Hirondelles, dans le Jura, pour essayer de la sauver. C’est un sujet majeur pour l’aménagement du territoire pour lequel nous devons prendre nos responsabilités, mais cela ne veut pas dire qu’assumer ces responsabilités revient à tout financer seul. »
Il y avait déjà eu un accord sur la tranche 1 des travaux dans le secteur Paray-le-Monial/Gilly-sur-Loire.
« J’avais obtenu du ministre des Transports un engagement à 50-50 sur cette première tranche pour un montant de 25 millions d’euros. Au départ, on devait avoir quatre ans d’interruption de la ligne, on a trouvé une solution alternative avec la voie unique temporaire (NDLR : depuis le 18 mai 2026 , avec la dégradation de la voie entre Digoin et Paray-le-Monial, SNCF Réseau a mis en place cette circulation à voie unique entre Paray et Gilly-sur-Loire, provoquant la colère des usagers ). Cela n’est pas satisfaisant, mais la ligne reste active. Les travaux vont désormais pouvoir être engagés. La condition était que l’on trouve un point d’accord sur la deuxième tranche dont le montant est évalué entre 35 et 40 millions d’euros. Nous avons obtenu que l’État prenne à sa charge 40 %, au lieu de 30 %, la part pour la Région étant de 60 % au lieu de 70 %. Maintenant que nous sommes sortis de cette impasse financière, les travaux vont pouvoir être réalisés. »
À quelle échéance ?
« Le calendrier des travaux est à la main de SNCF Réseau. Ils attendaient le feu vert pour réaliser les commandes nécessaires. Il y a une dimension de desserte interne pour le Charolais-Brionnais et une dimension d’aménagement du territoire interrégional avec une partie de l’Auvergne-Rhône-Alpes. Le bon fonctionnement de la ligne vers Lyon est également lié à la présence d’un aiguilleur à Lamure-sur-Azergues , dans le Rhône. Cela fait partie de l’accord global. »
Vous avez l’assurance que cet engagement financier va être tenu, dans le contexte actuel de contrainte budgétaire ?
« Je ne vois pas l’État revenir sur sa parole. Ce qui compte, c’est la première tranche qui va être débloquée à court terme. La seconde sera à l’horizon 2028-2029. Cela nous donne une vision globale pour répartir l’effort budgétaire et cela permet de déclencher les travaux nécessaires. »
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