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DEBATS CONGRES PCF : DOCUMENTS ALTERNATIFS

38 ème Congrès du PCF : Franche renaissance communiste ou… Révolution de palais ?

ouvrir : brochure congres

TEXTE 1 : 

37
TEXTE
ALTERNATIF
Résumé
Se réinventer ou disp
araître !Pour un printemps du communisme

Nous sommes très inquiet·e·s. Ce congrès extraordinaire devrait répondre à des questions vitales
: Quelles sont les causes de la situation dramatique dans laquelle nous nous trouvons
? Que devons changer de nous-mêmes, que devons-nous inventer et faire de nouveau pour
redonner un avenir à notre combat ? Or le projet de base commune du CN ne les pose même
pas, et cela débouche sur une absence quasi totale d’innovation.
A nos yeux, ce congrès est celui de la dernière chance. Nous ne pouvons nous résoudre ni au
statu quo, ni au retour en arrière. Il nous faut donc inventer pour donner au communisme une
figure offensive, attractive, adaptée à notre époque et tirant les leçons du passé.
Refaire du communisme une idée mobilisatrice
Notre Parti n’a pas échappé pas à la crise du mouvement communiste mondial. Mais si cela
pèse encore sur les esprits, le problème essentiel est aujourd’hui de redéfinir, au vu des échecs
passés et des nouvelles conditions des luttes de classe, les principaux repères d’un projet actuel
d’émancipation humaine.
Or sur certaines questions désormais stratégiques pour lutter contre le capitalisme mondialisé,
il nous faut impérativement transformer nos idées et nos positions pour :
• Libérer le travail de l’exploitation capitaliste par une authentique démocratie économique,
avec de nouvelles formes de socialisation de la propriété, un statut des « producteurs
associés » et le salaire à vie.
• Dépasser radicalement la démocratie parlementaire avec une 6ème République promouvant
toutes les formes possibles d’intervention citoyenne.
• Porter une nouvelle conception du développement humain sans hiérarchie des luttes
émancipatrices.
• Faire de la lutte contre tous les racismes, et pour l’égalité femmes/hommes de grandes
priorités politiques.
• Porter un éco-communisme ambitieux, avec notamment l’exigence d’une sortie progressive
et maîtrisée du nucléaire au profit d’un mix électrique 100 % renouvelable.
• Défendre la liberté de circulation et d’installation des migrants.
• Désaliéner les esprits par une séparation stricte des médias d’avec les puissances financières
et l’Etat.
• Avec toutes les forces progressistes européennes, faire de la transformation de l’Europe
un levier du combat pour une alternative à l’ordre capitaliste mondial.
Un processus révolutionnaire démocratique et citoyen
L’idée de révolution a été abimée par les dérives et l’échec des révolutions du 20ème siècle,
Nous devons donc la réhabiliter en lui donnant, le caractère radicalement démocratique que
permettent les conditions d’aujourd’hui.
Dans des sociétés aussi développées que la nôtre, l’idée d’une « émancipation par les travailleurs
eux-mêmes » s’impose. Il ne faut plus décider à la place des travailleurs, mais soutenir et
donner sens à ce qui se développe déjà dans le mouvement populaire.
Il faut donc nous libérer d’une conception de la révolution « par le haut » privilégiant le
l’occupation de positions institutionnelles et la stratégie électorale. Et donner la priorité à la
38
conquête de l’hégémonie des classes dominées, permettant d’abolir progressivement et durablement
les mécanismes capitalistes d’un nombre croissant de domaine, comme ce fut le
cas pour la Sécurité Sociale, le salaire à vie des fonctionnaires ou auparavant la séparation des
églises et de l’Etat.
C’est ce que Marx puis Jaurès appelaient une « évolution révolutionnaire », jusqu’à la conquête
du pouvoir d’Etat. Elle rompt avec l’électoralisme, mais ne se désintéresse nullement de la
conquête de positions institutionnelles, dont l’objectif est articulé avec l’ensemble des luttes.
Notre stratégie politique : la question du rassemblement
Sans rassemblement de toute la gauche, il n’y a pas de majorité possible. Mais l’une des principales
leçons qu’il faut tirer du passé est que, au delà de ceux qui visent à battre la droite et
l’extrême droite, des accords électoraux avec les forces sociales-démocrates ne sont possibles
que lorsque les rapports de force garantissent la mise en oeuvre de politiques anticapitalistes.
Il nous faut travailler au rassemblement des forces antilibérales afin de leur donner un poids
politique suffisant. Mais il faut aller au delà du Front de gauche.
Dans le respect d’un socle commun, un tel rassemblement doit garantir à chacune de ces
forces la complète liberté de ses propres combats – pour nous, porter l’ambition communiste
– et contribuer ainsi à la dynamique générale. C’est ce que nous appelons un « Front
commun ». LFI y a évidemment sa place. Et nous devons y critiquer sans concessions toutes
les tentations populistes.
A l’opposé des stratégie à géométrie variable, nous devons dans cet esprit aller pour les prochaines
élections vers des listes de large rassemblement. Listes transnationales pour les européennes
de l’an prochain. Assemblées citoyennes pour préparer très largement les municipales
de 2020, puis les départementales et régionales de 2021 afin d’ancrer le Front commun
dans le paysage et créer un nouvel espoir en vue des présidentielles et législatives de 2022.
Pour un parti ouvert, démocratique de fond en comble,
divers et uni
Un « Front commun » serait stérile sans le renforcement du Parti communiste. Mais la stratégie
d’émancipation des travailleurs par eux-mêmes suppose une forme d’organisation nouvelle. Il
ne s’agit plus de penser et décider à la place des dominé·e·s, mais de contribuer par tous les
moyens possibles à ce qu’elles et ils pensent et décident directement.
Dès lors, le niveau le plus décisif de l’organisation est « en bas » : la section. C’est là que tout
doit se débattre et se décider démocratiquement, jusqu’aux orientations nationales. C’est pourquoi,
dans le respect de ces orientations, il faut donner aux sections une place et une autonomie
plus importantes.
L’unité du Parti se construit de bas en haut. Les dirigeants doivent laisser la place à des
porte-paroles élu.e.s et le cas échéant révocables. Les commissions nationales ne sont pas
nommées par la direction mais élues et chargées de préparer et mettre en oeuvre les décisions
des communistes.
A tous les niveaux, les décisions doivent appartenir aux femmes et aux hommes engagés dans
l’action, y compris – dans les collectifs locaux ou thématiques qui se créent à l’initiative des
sections et de communistes – lorsqu’ils et elles ne sont pas adhérent.e.s. Celles qui concernent
l’organisation même du Parti relèvent évidemment de la souveraineté des adhérent·e·s qui
font vivre le Parti par leur cotisations.
Nous devons nous appuyer sur les changements profonds que nous opérons pour lancer une
grande campagne d’adhésions. Et lancer un appel aux très nombreux camarades qui, démotivé
·e·s et parfois désespéré·e·s, ont quitté le Parti dans les années et même les décennies passées,
afin de rassembler la force communiste.
39
TEXTE
ALTERNATIF
Conclusion
Ou bien nous réagissons maintenant pour retrouver une place importante dans la vie politique
de notre pays ; ou bien nous nous condamnons à ne plus compter, et le communisme risque
fort d’être absent du combat politique pour de nombreuses années, au moment où le besoin
en est le plus grand.
Réinventons-nous !

TEXTE 2 :

61
TEXTE
ALTERNATIF
Résumé
Pour un manifeste
du Parti communiste du XXIe siècle

Notre 38ème Congrès est vital. Il n’y a jamais eu autant besoin de luttes, d’un projet et d’un parti
communistes pour mettre un coup d’arrêt à la casse sociale menée par Macron, pour imposer
de nouvelles conquêtes et ouvrir une issue politique. Leur absence dans le champ politique
laisse la voie libre à toutes les récupérations nationalistes, populistes, xénophobes, racistes ou
antisémites. Quel défi pour le Parti communiste français ! Mais après son effacement en 2017
et son résultat désastreux aux législatives, son pronostic vital est engagé. C’est pourquoi nous
avons besoin d’un congrès extraordinaire.
Le texte issu du Conseil National mais voté par moins d’un tiers de ses membres ne formule pas
clairement les termes du débat, pas plus qu’il ne permet d’analyser précisément la situation du
monde et celle du parti.
Nos difficultés actuelles résultent-elles d’une mauvaise mise en oeuvre des choix faits depuis
une vingtaine d’années, ou bien ces choix mêmes sont-ils à remettre en question ?
Comment définir l’objectif du communisme, les voies et moyens de l’atteindre ? Quelle articulation
entre nos propositions, les luttes immédiates, les étapes indispensables et la visée communiste
qui se construit dans ce mouvement tout en l’éclairant ?
Un changement profond de la direction nationale est-il nécessaire ? Quel engagement des dirigeants
pour un effort de réorientation des idées, de la pratique et de l’action ?
C’est pour permettre aux communistes de débattre de ces questions essentielles et de se rassembler
autour de choix clairs que, dans la diversité de nos analyses et réflexions, nous proposons
ce texte comme base commune pour la discussion du 38ème congrès du Parti communiste.
1. Un bilan critique
De la gauche plurielle aux collectifs anti-libéraux, jusqu’à notre résultat aux dernières élections
législatives (2,72% des exprimés, le plus mauvais de notre histoire), notre affaiblissement n’est
pas une fatalité. De fait, les profonds bouleversements qu’a connus le monde nous plaçaient
au défi d’une analyse approfondie et du choix d’une novation communiste. Mais nos directions
successives ont été gagnées par le renoncement, jusqu’à des choix qui ont déstabilisé et
déstructuré notre parti.
2. Relever les défis de la crise
Le monde capitaliste connaît une crise systémique sans précédent qui aggrave ses fléaux et
ses contradictions (chômage, surexploitation, destruction de l’environnement) et met en cause
sa légitimité. L’idée qu’il est nécessaire de rompre avec ce système peut grandir. Encore faut-il
dessiner les chemins d’une telle rupture. La montée des protestations, la révolution des forces
productives et des mentalités peuvent ouvrir la voie vers une nouvelle civilisation.
Cela fonde l’actualité de la lutte de classes, main dans la main avec la révolution féministe qui
s’engage, les luttes écologiques, les solidarités nouvelles qui se développent contre la xénophobie
et le racisme, les luttes de la jeunesse. Un nouveau choc se prépare, plus profond, face
auquel il ne sera plus possible de s’en remettre aux idées de conciliation avec la logique du
capital. Notre parti doit se préparer à l’affronter.
62
3. Le communisme de notre temps : idéal éthique, visée historique, chemin de lutte
Le projet communiste vise une transformation radicale – processus révolutionnaire de dépassement
du capitalisme - pour une société de partage des richesses, des pouvoirs, des savoirs
et des rôles : une société sans classes, sans guerres, dépassant les nations où exploitation et
aliénations sont abolies. Les luttes et rassemblements à construire et organiser doivent contribuer
à ouvrir le chemin vers cette nouvelle société (sécurité d’emploi et de formation, services
publics, productions écologiques et sociales, droits à l’égalité réelle, pouvoirs d’intervention sur
l’argent et les moyens financiers, et appropriation sociale des moyens de production, d’échange
et de financement).
4. Un nouvel internationalisme pour relever le défi de la mondialisation capitaliste
Affrontement généralisé ou coopération et paix ? Face à la montée des périls, notre action
internationale doit prendre une tout autre dimension. Il faut promouvoir la coopération et faire
vivre nos valeurs anti-impérialistes, de paix, de solidarité et de codéveloppement
Pour sortir de la crise, il faut changer l’Europe pour une autre mondialisation : en finir avec
la construction européenne actuelle, conçue au service de la domination du capital, et qui
concentre la colère populaire. Notre responsabilité est de donner une perspective à cette colère.
Comment ? Une position a été actée par nos précédents congrès. Cela continue de faire
débat parmi les communistes. Ces questions doivent être instruites en avançant dans l’action,
à partir de grandes batailles populaires permettant à la fois de porter la colère et de remporter
des victoires.
5. Pour une nouvelle stratégie de rassemblement et d’unité populaires
Notre projet est démocratique et révolutionnaire. Il faut donc un rassemblement majoritaire,
dont le contenu soit à la hauteur pour transformer l’ordre existant : c’est la stratégie du PCF.
L’unification du salariat est décisive pour construire les bases sociales de ce rassemblement. Les
dominations – de classes, de genres, de générations, racistes, culturelles… se renforcent entre
elles. Les luttes contre ces dominations peuvent s’épauler pour une émancipation conjointe.
Face à la recomposition politique en cours, la démarche communiste doit se déployer dans
trois directions : construction politique, bataille d’idées et luttes sociales. Il s’agit de construire
une union populaire et politique agissante pour sortir de la crise.
Il est essentiel d’être présents avec nos propres candidates et candidats à toutes les élections
pour porter nos propositions originales : travaillons à en créer les conditions.
6. Pour un parti communiste utile, agissant, audacieux et novateur, internationaliste
et révolutionnaire
Il y a besoin d’un parti révolutionnaire, organisé dans la continuité pour animer les luttes et
ouvrir les perspectives politiques dont elles ont besoin pour gagner. Cela nécessite le développement,
en son sein, d’élaborations théoriques et d’éducation populaire nourries du marxisme
vivant, d’expérimentations et d’échanges.
Pour changer cette société, le parti doit permettre l’intervention politique des travailleurs, des
travailleuses et de tous ceux qui sont exclus du travail, dans la proximité (celle de l’entreprise
ou du territoire) comme au plan national et international.
Cela demandera un effort acharné. Ne nous contentons pas d’un relevé de décisions, fût-il détaillé,
s’il reste inappliqué. Il faut décider d’une orientation générale et se donner les moyens
d’un suivi de sa mise en oeuvre.
Vie politique de proximité, formation et accès aux responsabilités sont indispensables pour,
dans un même mouvement, repolitiser, répondre à la crise de la politique et commencer à engager
des transformations de portée révolutionnaire.

TEXTE 3 :

87
TEXTE
ALTERNATIF
Résumé
« PCF : Reconstruire le Parti de classe.
Priorité au rassemblement dans les luttes »

1° - Militants d’organisations locales du PCF, notre texte est à la fois une motion de censure et
un appel à reconstruire le Parti.
Les législatives de 2017 (1,23% des inscrits) ont débouché sur le plus mauvais résultat de notre
histoire. Pour nous, cette nouvelle sanction ne résulte pas d’erreurs tactiques ou de « l’ingratitude
de Mélenchon ». C’est un nouveau palier, après 2002 et 2007, dans la sanction logique
du choix d’abandon de l’organisation et des positions communistes.
Après un « ouf de soulagement », car, au prix de négociations humiliantes, on a gagné des
députés, aucun signal de remise en cause n’a été donné: c’est consternant et démobilisateur.
Ce congrès n’a rien d’extraordinaire. Il a juste été avancé de 6 mois pour que les communistes
ne puissent pas se prononcer en connaissance sur les élections européennes. La direction a
déjà fixé une ligne d’union de la « gauche anti-macron » et désigné une tête de liste virtuelle. La
ligne demeure celle du PGE (dont nous demandons la sortie), illustrée par Tsipras.
Si des groupes dirigeants semblent se diviser pour ce congrès, c’est uniquement dans une
perspective de « lutte des places », de changement superficiel de tête. Tous reprennent en
choeur les positions réformistes : « visée communiste », « dépassement du capitalisme », « réorientation
des aides au patronat, des institutions de l’UE ».
2° - Notre texte constitue aussi un appel à un vrai congrès extraordinaire, celui qui mettra à
l’ordre à l’ordre du jour la rupture avec 25 ans de « Mutation/ Transformations/ Effacement ».
Après la restauration capitaliste à l’Est, la direction du PCF a plié devant l’idéologie dominante.
Elle n’a pas pu changer le nom du Parti, mais elle a abandonné sa raison d’être dans la lutte des
classes. La seule perspective restante, c’est de s’intégrer, comme force d’appoint et caution,
avec plus ou moins d’autonomie, dans un ensemble de gauche, suivant des formules superposables
: gauche plurielle, collectifs antilibéraux, Front de gauche etc. Pour nous, avant de
penser alliances, il faut exister ; notre priorité est le rassemblement à partir des luttes. Nous
faisons le choix, nécessaire, de faire vivre le PCF, parti à contre-courant du système, mettant
son indépendance de pensée et d’action au service du monde du travail.
Nous renvoyons, pour l’essentiel, à notre texte du 37ème congrès, du même nom, l’analyse de
la phase actuelle de la crise du capitalisme, les fondamentaux d’un programme communiste.
Mais, depuis deux ans, plusieurs questions se posent avec plus d’acuité. Les tensions inter-impérialistes
sont montées encore d’un cran. La militarisation du monde atteint un niveau critique.
Deux versions de l’impérialisme divergent aux USA (Trump vs Clinton). La caractérisation du
régime chinois est, plus encore, une nécessité.
La crise de l’UE a franchi un nouveau stade. L’euro va jusqu’au bout de sa logique de concurrence
de tous contre tous au profit des capitalistes des plus puissants. La gestion du Brexit, ou
l’avènement au pouvoir, en Italie, d’un gouvernement populiste-nationaliste, soulignent la nécessité
d’apporter au rejet de classe de l’UE des propositions de rupture de classe. Notre lutte
internationaliste contre la politique de l’UE, ses directives, l’euro est à l’opposé de l’illusion propagée
d’une réorientation de l’UE du capital et de ses institutions. Nous ne suivrons pas Macron
sur l’illusion d’une « souveraineté européenne ». Pour nous, le Parlement européen est un alibi
démocratique. Communistes, nous ne pouvons l’utiliser que comme une tribune.
La question des « migrants » est utilisée pour polariser le débat politique: le capital organise
le trafic de main d’oeuvre et, en même temps, exploite la mise en concurrence des travailleurs.
Au-delà de l’humanisme immédiat, notre réponse ne peut être que l’opposition internationaliste
à l’origine de ces déplacements forcés (guerres et exploitation impérialistes) et la fraternité
de classe dans notre pays.
88
L’idéologie dominante lance des campagnes mondiales sur des questions bien réelles (environnement,
violences conjugales, évasion fiscale…) pour faire diversion au combat de classe. Il
nous faut, au contraire, mettre en avant, leur caractère de classe.
En France, l’invention politique du système en 2017, Macron et Lrem, permet, pour l’instant, de
contourner la crise de l’alternance et de la démocratie bourgeoise et d’accélérer la politique
du capital. La constitution d’une droite « dure », libéral-conservatrice, intégrant une part de
l’extrême-droite, devenant opposition principale, paraît plausible. La recomposition de la social-
démocratie est lancée. Le PCF ne doit pas s’y inscrire. Le discrédit de la gauche institutionnelle
ne nous amène pas à abandonner le repère historique de « gauche ». En marge, la France
Insoumise, apparaît comme un ensemble hétéroclite, ayant, sur un fond socio-démocrate, une
pratique lobbyiste, électoraliste, opportuniste, ou « populiste » qui n’a rien à voir avec notre
conception du Parti.
3° - Notre texte vise à propager une démarche, avec une perspective nationale, de reconstruction
du Parti de classe en partant de ses organisations locales qui se battent toujours. Il
s’agit d’échanger, de susciter, de produire des informations, des analyses, du matériel militant,
des appels pour faire vivre le Parti sur une base de classe, avec, sans ou même parfois malgré
la direction, aussi d’informer sur les PC du monde qui ont décidé de rester communistes
(http://solidarite-internationale-pcf.fr/).
Les positions communistes sont essentielles pour construire les convergences de lutte.
Quand la direction nationale lançait un appel illusoire et hors-sujet pour que la BCE aide la
SNCF (sic!) ou évoquait des « dérogations » aux directives, nous avons lancé une pétition nationale
exigeant le maintien du monopole public. Faire converger les luttes, ce n’est pas les
juxtaposer, encore moins les récupérer politiquement (pour renvoyer la solution à 2022), c’est
construire les mobilisations à partir des concordances objectives d’intérêt.
Nous proposons de larges campagnes coordonnées : pour l’augmentation des salaires (le
coeur de l’exploitation capitaliste), pour l’emploi et la production industrielle (en remettant
à l’ordre du jour les exigences de certaines nationalisations – ALSTOM, la sidérurgie, secteur
bancaire…), pour la défense de notre agriculture (ce qui suppose le rejet du « libre échange »
européen), contre les hausses de CSG, le prélèvement à la source, la perspective de fusion
CSG/Impôt sur le revenu, les nouvelles menaces sur le financement solidaire de la sécurité
sociale (cotisations sociales, sur lesquelles nous devons être intransigeants)…
Il est enfin urgent de relancer des actions pour la paix : sortie de l’OTAN et des politiques
militaires de l’UE, désarmement unilatéral. Faisons du 11 novembre 2018 une grande journée
d’expression internationaliste dans ce sens.
4° - En 2020, le PCF aura 100 ans.
Nous revendiquons le PCF aujourd’hui comme l’héritier critique, à la fois, de l’histoire du mouvement
ouvrier en France, du marxisme et du léninisme. Nous récusons toutes les tentatives de
célébrer Marx, pour mieux le banaliser et le couper de la postérité qu’il a ouverte. Le parti, issu
de 1917 et 1920, a été la forme d’organisation la plus efficace des travailleurs en France, dans les
conquêtes sociales comme dans les résistances au capital, à la réaction, au fascisme.
Nous appelons, à l’occasion du centenaire de Tours, à revisiter et réactualiser les 21 conditions
de l’adhésion à l’Internationale communiste.
Vive le socialisme, vive le PCF, vive la Révolution !

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