CONTRIBUTION AU 40eme CONGRES DU PCF DE Jean Louis MITAINE , PARAY LE MONIAL :
LE PCF FACE A SON UTILITE ET A SON AVENIR
Dès 1920, depuis sa création, le PCF humaniste utopiste a toujours été confronté au capitalisme autorégulé et l’a toujours combattu. C’est la raison même de son existence et de son affirmation d’un antagonisme originel à travers la « lutte des classes » et a toujours voulu transformer cet humanisme et cet utopisme en un état matérialiste donc révolutionnaire. Cette évidence n’est plus à démontrer et ces propos ne font qu’enfoncer des portes ouvertes. Cependant au moment où le monde subit d’énormes bouleversements avec guerres et montées des extrêmes droites tissant ainsi les conditions d’un fascisme planétaire de nouvelles questions se posent quant à la bataille des idées autour d’un modèle social qui se profilerait dans une spirale d’un inexorable déclin de civilisation, se traduisant par la phrase : « C’était mieux avant ».
LE 4Oième congrès de notre parti va s’ouvrir sur des questions essentielles qui pourraient être déterminantes pour son avenir. A mon sens il faudra répondre avec lucidité et discernement mais clairement à ces questions suivantes : Peut- on dire que le PCF est le seul et dernier parti de gauche en France. « Avons-nous définitivement perdu la bataille des idées », et y a-t-il réellement « glissement de société à droite » ? Y a-t-il déni d’analyse ? Le grand patronat et les réactionnaires ont répondus eux, à la question de cette façon : » La lutte de classe existe et c’est notre classe celle des riches qui est en train de la gagner ». Certains camarades pensent qu’il ne sert à rien de porter ce débat. Nous ne pourrons conduire et construire notre congrès si au préalable nous évacuons celui-ci.
Au moment où une longue période électorale va s’ouvrir il est nécessaire de mesurer le rapport de force de notre parti et d’apporter à notre peuple la clarté de notre position pour les élections municipales, présidentielles et législatives.
A savoir : Plébiscité par le peuple de gauche, nous inscrire dans un schéma d’alliances avec donc des sociaux-démocrates, voire avec la France Insoumise où notre parole serait bâillonnée ce qui contribuerai donc peut-être à amplifier l’effacement de notre parti dont l’issue alors serait incertaine quant à son avenir, en sachant néanmoins que cette union serait la plus efficace pour battre la droite et que le PCF a toujours œuvrer à sa vocation de créer les conditions d’un large rassemblement pour l’obtention de conquêtes sociale.
Où de porter des candidatures solitaires diluées dans l’espace politique, à l’issue toute aussi incertaine, mais qui pourrait apporter le caractère indépendant de notre capacité à répondre aux défis de notre temps avec des propositions de classe, respectant ainsi les décisions du dernier congrès.
Ce périlleux débat forcément convoqué à notre congrès devra apporter avec lucidité et sans crainte d’un déchirement de notre parti à ces questions dans le cadre incontournable de son utilité pour notre peuple ? Il en va de son avenir au moment où la bourgeoisie, le patronat et certains médias sont en train de propulser l’extrême droite au pouvoir
La faiblesse de notre influence et sa marginalité nous obligent d’aborder l’incontournable question « Comment notre parti peut-il être utile à notre peuple dans l’état actuel des rapports de force ? » En étant conscient que cette question se poserait aussi, mais différemment si notre influence était plus forte. Accaparant pratiquement tous les pouvoirs la bourgeoisie dominante pose son hégémonie sans limite sur la société. La classe ouvrière pourtant fortement touchée, asservie et aveugle est entrainée et aspirée par cette spirale soit en s’abstenant, soit en votant pour le RN. Conclure que ce paradoxe est l’effet d’un déclassement, ou d’un état de misère ou d’ignorance, si réel soit-il n’est pas selon moi suffisant pour expliquer le vote RN qui ne serait qu’un vote de colère et non d’adhésion.
Notre congrès se doit d’aborder toutes ces questions sans peur. Démontrer que l’existence d’un PCF renforcé est incontournable pour notre peuple est de notre devoir et de notre responsabilité de communiste.
En même temps, paradoxalement en juin 2024 le peuple de gauche rassemblé face au réel danger d’une prise de pouvoir de l’extrême droite malgré ses divergences a su apporter la preuve que le rassemblement est possible et que la gauche peut gagner. Remettre ce chantier à l’ordre du jour de notre congrès est de notre responsabilité. En cela il répondra à la question de son utilité ? Donc de son avenir.
Bâtir le rassemblement pour une politique de gauche, et de progrès social capable de battre la droite et l’extrême droite ne sera possible que si le PCF est fort en ayant un rôle moteur incontournable. En ce sens le PCF sera le meilleur contre poison pour éradiquer le fascisme et affirmer ainsi son utilité et donc son avenir.
Remettre sur le métier les conditions du rassemblement à gauche doit faire l’objet d’une résolution majeure de notre congrès.
JAMAIS LE PCF N’A TRAHI LE PEUPLE ET LA NATION.
VIVE LE PCF.
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