Un bilan chiffré des élections municipales pour le parti communiste...

par Pcf du Charolais (71)

Un bilan chiffré des élections municipales pour le parti communiste...

 

 

 

L'abstention au premier comme au second tour, en particulier des couches populaires et la jeunesse, a joué un rôle important en privant la gauche et le PCF de reconquêtes et de conquêtes et de fait d'élus-es communistes.

 

Autre élément qui se dégage de ces municipales, la progression de l'extrême droite. Certes, le RN est en échec dans les grandes villes comme Marseille ou Toulon, mais il parvient à s'implanter plus largement dans le sud et les anciens bassins industriels. Dernier élément, c'est l'échec de LFI qui est très loin de ses ambitions et ne réalise des conquêtes que sur les autres partis de gauche comme à Vénissieux où LFI fait chuter les communistes ou à Vaulx-en-Velin où elle fait chuter la maire socialiste Geoffroy. Elle connait par contre un revers sévère à Toulouse et fait perdre la gauche à Creil, Champs sur Marne, Limoges, Brest ou Besançon.

 

Deux grands problèmes émergent de cette élection : 

 

1- Le RN est désormais en capacité de gagner des villes populaires qui, jusqu'alors, résistaient à ce vote ; l'exemple le plus significatif est celui de Vierzon.

2- Le PCF garde nombre de ses communes grâce à sa stratégie d'union à gauche (généralement sans LFI). Cette union permet aussi au PS et aux écologistes de garder des communes et d'infliger des défaites à la droite (Paris, Lyon, Marseille, Nîmes...). 


 

Le Parti communiste français (et apparentés) à l'issue des élections municipales dirigera 102 communes de plus de 3 500 habitants. Le premier tour des élections municipales a montré un certain enthousiasme avec 250 villes gardées ou gagnées dès le 1er tour. Il faut compléter ces résultats avec ceux du second tour et la consolidation des données.

 

Pour analyser les résultats du PC lors de ce scrutin, il faut regarder deux gros ensembles :

 

1) Les grandes communes de+ de 20 000 habitants (475 communes).

2) Les communes moyennes de 3 500 à 20 000 habitants (2714 Communes).
 

Dans les communes de plus de 20 000 habitants, les maires communistes, et les maires apparentés, étaient 26. À l'issue du scrutin, ce nombre est de 23. Plusieurs communes tombent entre les mains de LFI, comme Vénissieux dans le Rhône, et à La Courneuve du fait de l'accord passé par la direction fédérale du 93 avec LFI qui de ce fait met également la main sur Saint-Denis. Autres pertes : Vierzon - Corbeil - Champs-sur-Marne. Les communistes gagnent Nîmes et Aubagne qui s'ajoutent aux 21 communes conservées:
 

Montreuil (93)
Nanterre (92)
Vitry-sur-Seine (94)
Ivry-sur-Seine (94)
Villejuif (94)
Bobigny (93)
Fontenay-sous-Bois (94)
Sevran (93)
Gennevilliers (92)
Martigues (13)
Noisy-le-Sec (93)
Bagneux (92)
Stains (93)
Tremblay-en-France (93)
Saint-Martin-d'Hères (38)
Échirolles (38)
Malakoff (92)
Saint-Étienne-du-Rouvray (76)
Dieppe (76)
Grigny (91)
Mitry-Mory (77)

 

Dans les communes de 3500 habitants à 20 000, Les communistes gagnent 10 communes mais en perdent 40. Ce qui constitue un sérieux revers. Avec 79 maires communistes et apparentés dans les communes de 3 500 à 20 000 habitants, le PCF s'affaiblit dans les communes moyennes. Dans les anciennes régions industrielles et minières du nord et de l'est, la chute est significative.
 

Le PCF perd le tiers de son maillage de villes moyennes du Nord-Pas-de-Calais, perd les portes du Luxembourg. 
 

Il remporte 8 nouvelles communes :

Héricourt (70)
Nangis (77)
Vizille (38)
Gond-Pontouvre (16)
Dechy (59)
Béthoncourt (25)
Varennes-sur-Seine (77)
Fontvieille (13)

Il conserve 71 communes :

Gentilly (94)
Chevilly-Larue (94)
Bonneuil-sur-Marne (94)
Limay (78)
Avion (62)
Saran (45)
Saint-Amand-les-Eaux (59)
Port-de-Bouc (13)
Montataire (60)
Tergnier (02)
Tarnos (40)
Châlette-sur-Loing (45)
Oissel (76)
Raismes (59)
Septèmes-les-Vallons (13)
Méricourt (62)
Ploufragan (22)
Boulazac Isle Manoire (24)
Allonnes (72)
Fosses (95)
Cabestany (66)
Sallaumines (62)
Gonfreville-l'Orcher (76)
Wingles (62)
Aulnoye-Aymeries (59)
Rouvroy (62)
Unieux (42)
La Salvetat-Saint-Gilles (31)
Onnaing (59)
Talange (57)
Jarny (54)
La Ricamarie (42)
Aussonne (31)
Contes (06)
Fresnes-sur-Escaut (59)
Le Péage-de-Roussillon (38)
Magnanville (78)
Louvroil (59)
Noves (13)
Trith-Saint-Léger (59)
Sains-en-Gohelle (62)
Ensuès-la-Redonne (13)
Flines-lez-Raches (59)
Bohain-en-Vermandois (02)
Le Rove (13)
Dives-sur-Mer (14)
Saint-Étienne-au-Mont (62)
Saint-Martin-de-Valgalgues (30)
La Grand-Combe (30)
Saint-Germain-du-Puy (18)
Guesnain (59)
Auchy-les-Mines (62)
Salaise-sur-Sanne (38)
Thourotte (60)
Rousson (30)
Carnoules (83)
Le Tréport (76)
Camon (80)
Désertines (03)
Serémange-Erzange (57)
Brionne (27)
Giberville (14)
Gravigny (27)
Hussigny-Godbrange (54)
Ribécourt-Dreslincourt (60)
Alénya (66)
Roeulx (59)
Blanzat (63)
Avesnes-les-Aubert (59)
Clamecy (58)
Saint-Julien-les-Rosiers (30)

Il perd 35 communes :

Château-Arnoux-Saint-Auban (04) - Les Mées (04) - Roquevaire (13) - La Bouilladisse (13)

La Cadière-d'Azur (83) - Entraigues-sur-la-Sorgue (84)

Elne (66)

Rive-de-Gier (42)

Villerupt (54) - Mont-Saint-Martin (54) - Écrouves (54)

Audun-le-Tiche (57) - Algrange (57)

Varennes-Vauzelles (58)

Somain (59) - Escaudain (59) - Douchy-les-Mines (59) - Hasnon (59)

Lillers (62) - Billy-Montigny (62) - Courcelles-lès-Lens (62) - Grenay (62) - Angres (62) -Annay (62) - Haisnes (62)

Courpière (63)

Harfleur (76) - Notre-Dame-de-Bondeville (76) - Eu (76)

Fleury-Mérogis (91)
Pierrelaye (95)
Plouha (22)
Pont-Péan (35)

Trélissac (24)

Ondres (40)


Il faut noter que les communistes ne parviennent pas à conquérir/reconquérir les communes de Villetaneuse, du Blanc-Mesnil, de Saint-Pierre-des-Corps, de Montargis, de Fougères, de Hagondange, d'Arles, de Sète, d'Alès, de Givors, de Bezons, de Fontaine, de Champigny-sur-Marne, de Joinville, de Nogent-sur-Oise, de Moulins, de Villeneuve-Saint-Georges, de Villepinte, de Gardanne, de Bédarieux, et du Havre.

 

L’enseignement majeure est que la parti communiste permet des victoires populaires et fait progresser la gauche alors que d’autres cherchent à la faire perdre comme à Paris avec le maintien de la LFI Chikirou en échec car obtenant tout juste 7 % ou de faire tomber des municipalités de gauche plutôt que de de se mobiliser contre la droite ou l’extrême droite comme à Vénissieux et parfois avec des convergences avec la droite comme à Creil ou à Champs sur Marne.

 

Ce sont des milliers d’élus-es communistes qui siégeront dans les conseils municipaux où ils formeront leur groupe. Au total, le Parti Communiste résiste mais s'affaiblit bien compte tenu du climat de division entretenu par certains qui parfois a conduit à des défaites comme à Toulouse et de l’abstention générée par les divisions.

 

Les communistes restent une force utile pour gagner et efficace pour gérer là où d’autres sont animés par l’idée de faire chuter la gauche. A Lyon, à Nantes, à Tours, à Grenoble, notre engagement unitaire a permis la victoire. Nous avons assumé nos responsabilités en barrant la route à la droite et à l’extrême droite et en faisant gagner la gauche.

Ainsi le Parti Communiste reste le troisième parti en France en nombre d'élus-es municipaux derrière la droite et le PS. Le RN et les insoumis venant très loin derrière ! Cela est totalement ignoré des médias publics et constitue un vrai scandale. On a vraiment besoin de reconquérir le droit à l'information totalement subtilisé par les milliardaires propriétaires des chaînes et radios d'info ! 

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