Sécu, oser aborder les problèmes fondamentaux c’est vital !
Nous ne devons plus ignorer un changement fondamental, celui de l'étatisation de la Sécurité Sociale. Même si deux budgets existent, l'un pour l'Etat, l'autre pour la Sécurité Sociale, il n'en reste pas moins que les, deux budgets sont de fait fondus.
Ainsi, la riposte idéologique ne doit plus se concentrer uniquement sur le "trou de la Sécu", ou la Sécu en soi. La Sécurité Sociale est devenue la variable d'ajustement budgétaire et du déficit des comptes publics.
Nous devons donc porter le fer sur les choix politiques :
- La farce idéologique de la dette,
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Guerre ou paix,
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Investissement dans les hommes (emploi, santé, salaire, formation) ou subventions au capital,
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Démocratie, nouveaux pouvoirs et nouvelles institutions, ou manœuvres politiciennes permanentes.
Sécu, oser aborder ces problèmes fondamentaux c’est vital !
En ce qui concerne le fameux « trou » de la sécu que l’on nous ressort depuis des décennies. Bien sur les allègements de cotisations patronales par les gouvernements successifs, et la question de la médecine « libérale » beaucoup plus complexe que l’on veut bien le dire avec de nombreux soignants en secteur 2 mais aussi en secteur 1. Le développement de la féminisation depuis les années 80 est une chance mais la gestion du temps est forcement différente avec la maternité.
Il ne faut pas évacuer les questions économiques, et démographiques, les progrès des sciences et des techniques, les nouvelles normes et règles sanitaires justifiées, le vieillissement de la population. Le chômage de masse, la précarité et les bas salaires font aussi partie des causes du problème.
C’est bien pour cela qu’une nouvelle bonne croissance économique et sociale, avec des nouveaux critères de gestion démocratiques, écologiques et politiques est indispensable pour sortir de cette situation mortifère pour notre système de Sécurité Sociale et nos services publics.
Franchises médicales : le gouvernement choisit de faire payer les malades (Fabien Roussel)
Le gouvernement vient d’annoncer le doublement, de 100 à 200 € par an, du plafond cumulé des franchises médicales et participations forfaitaires laissées à la charge des patients. Après avoir déjà doublé en 2024 le montant prélevé sur les consultations, les médicaments et les transports sanitaires, il poursuit méthodiquement la même politique : faire payer toujours davantage celles et ceux qui sont malades.
Le cynisme est total. La ministre de la Santé justifie cette nouvelle ponction par la nécessité de financer l’hôpital et l’accès aux soins. Depuis quand finance-t-on l’hôpital en taxant les malades ? La ministre reconnaît elle-même qu’une personne atteinte d’une maladie chronique, qui supporte aujourd’hui en moyenne 78 € de franchises et participations, pourrait demain en payer autour de 150 euros.
Un patient atteint d’un cancer, de diabète, d’une affection cardiovasculaire ou de toute autre maladie chronique ne choisit pas le nombre de médicaments dont il a besoin ni la fréquence de ses consultations. Il se soigne. Ces franchises sont un véritable impôt sur la maladie, profondément injuste, qui rompt avec le principe fondateur de notre Sécurité sociale : contribuer selon ses moyens et recevoir selon ses besoins.
Cette décision est d’autant plus inacceptable que le doublement des franchises médicales avait été rejeté lors de l’examen du budget de la Sécurité sociale pour 2026. Les parlementaires communistes avaient contribué à mettre en échec cette mesure. Le gouvernement choisit aujourd’hui de revenir à la charge par voie réglementaire.
Le PCF exige l’abandon de ce décret.
Nous proposons exactement le chemin inverse : supprimer les franchises médicales et les participations forfaitaires et aller vers le remboursement à 100 % par la Sécurité sociale de tous les soins prescrits, sans reste à charge. Cela suppose également de mettre fin aux dépassements d’honoraires, de développer massivement les centres de santé, l’hôpital public et une médecine de proximité accessible partout sur le territoire.
De l’argent, il y en a. Mais le gouvernement refuse obstinément d’aller le chercher là où il est.
Le PCF propose de développer le financement de la Sécurité sociale par les cotisations, de remettre en cause les dizaines de milliards d’euros d’exonérations de cotisations patronales et de créer une contribution additionnelle sur les revenus financiers des entreprises. Plutôt que de ponctionner quelques dizaines d’euros supplémentaires sur les malades, faisons contribuer les milliards de revenus financiers qui échappent aujourd’hui aux cotisations sociales.
Quatre-vingts ans après sa création par Ambroise Croizat et les forces issues de la Résistance, la Sécurité sociale ne doit pas devenir une assurance au rabais où chacun paierait en fonction de sa maladie.
La santé est un droit, pas une marchandise. Pas un euro de plus à la charge des malades : allons vers le 100 % Sécu !
Fabien Roussel,
Secrétaire national du PCF
Paris, le 23 juillet 2026
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