Dans la primaire de "gauche" Glucksmann l'a emporté devançant Faure, Ségolène Royal et Maurel. Glcuksmann c'est le représentant de Place Publique, un va t'en guerre qui refuse l'union à gauche notamment avec LFI.
De ce résultat, il en ressort que le parti socialiste n'aura pas de candidat à la présidentielle de 2027, c'est la 1ère fois depuis 1965 !
Glucksmann c'est le social libéralisme qui veut poursuivre le "macronisme" quitte à faire des alliances avec la droite : Attal ou Philippe... au prétexte de combattre l'Extrême droite. Le capital peut encore dormir tranquille ! Les Français n'ont rien à attendre de bon avec cet individu !
Les électeurs socialistes, s'ils veulent vraiment voter à gauche et pour une politique de rupture avec les 10ans de Macron, n'ont pas d'autre choix que de voter Fabien Roussel !
L'opinion d'Evelyne Ternant :
La désignation de Raphael Glucksmann à la candidature social-démocrate de l'élection présidentielle accroît la crise de la gauche française et ses difficultés de rassemblement. Alors que le NFP et son programme, en dépit des manques, avaient néanmoins sorti le parti socialiste de l'ornière du hollandisme, le résultat de cette primaire signe le grand retour du social-libéralisme ! Olivier Faure paye chèrement ses atermoiements, un opportunisme électoral qui l'a conduit à marier la carpe et le lapin dans son parti, au nom de l'unité, au lieu de clarifier la ligne politique à gauche qu'il prétendait incarner.
C'est la première fois depuis 1981 que le PS se range derrière un candidat qui n'est pas issu de ses rangs. Mitterrand avait pris la main sur le PS au congrès d'Epinay, en 1973, avant de devenir son candidat. Raphael Glucksmann n'aura même pas eu besoin de faire cet effort...L'élection présidentielle au suffrage universel, véritable gangrène de la démocratie, accomplit au terme de 64 ans d'exercice, la mission que De Gaulle lui avait confiée : affaiblir les partis politiques pour ne laisser qu'un homme (de préférence !!!) face à "un peuple " à la fois mythifié et atomisé, puisque privé des corps intermédiaires.
De Macron à Glucksmann en passant par Mélenchon, l'absence d'attaches à un parti structuré en fait des hommes politiques dont le pouvoir personnel de décision, actuel ou en devenir, est énorme. On peut en dire autant de Philippe et Attal, dont les micro-partis sans organisation effective leur laisse à eux aussi la bride sur le cou. Enfin, le RN, parti dynastique sans démocratie interne, assume parfaitement la primauté du ou de la chef.fe.
C'est dire si le parti communiste, avec ses congrès, ses débats d'amendement de textes, ses votes d'adhérents organisés dans chaque section de France fait figure d'exception aujourd'hui, et de repère important dans la démocratie, incompatible, plus que jamais, tant la situation est grave et complexe, avec le pouvoir personnel.
Raphael Glucksmann a annoncé l'heure de la grande clarification avec le refus de toute alliance avec LFI : avec son jusqu'auboutisme va-t-en guerre en Ukraine, par délire russophobe, un fédéralisme européen assumé qui implique donc l'acceptation de son carcan austéritaire, la TVA sociale, la clarification en question est clairement celle d'un appel au centre pour déboucher sur une politique de droite, comme cela a toujours été le cas.
La candidature communiste à la Présidentielle est utile et nécessaire pour défendre des contenus de dépassement du capitalisme ; pour affirmer le refus du populisme et de l'illusion du sauveur suprême ; pour engager notre pays dans une démarche de luttes et de construction véritablement révolutionnaire. Nous avons encore du travail et des efforts collectifs à déployer pour faire passer ce message.
La désignation de R. Glucksmann nous impose aussi une clarification pour nos alliances aux élections législatives. En dehors des circonscriptions gagnées ou gagnables par le RN, comment des accords de premier tour pourraient-ils se justifier sur la base du projet politique que vient d'adouber le PS ?